Confinstagram – Vis ma Vie de confiné(e) ! (1/3)

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Le confinement chez soi donne lieu à de nombreux récits de vie sur Instagram. Chaque jour, plusieurs dizaines de milliers de posts à l’initiative de Françaises et de Français sont publiés sur le sujet du confinement. Bien qu’il soit impossible de tous les restituer ici tant ces récits sont divers et variés, voici un éventail des comportements, pratiques et perceptions émergentes qui nous renseignent sur la manière dont les utilisateurs de ce réseau dévoilent leur vie de confiné(e) et réagissent à ce nouveau mode de vie, sans pour autant tomber dans l’idéalisation de leur expérience.

Cuisiner jusqu’à l’indigestion ?

Etre coincé chez soi, c’est l’occasion pour beaucoup de cuisiner, notamment des recettes sucrées.

On en « profite pour cuisiner », on teste de nouvelles recettes, on ose (« Activité pâtisserie du jour. Mon premier napolitain maison très fière de moi c’est en fait très facile »). C’est aussi un moment de partage en famille (« On profite du confinement pour cuisiner un peu avec ma mini-miss »).

Pour d’autres, c’est surtout une manière de s’occuper, de passer le temps (« On s’occupe comme on peut pendant le confinement ! »). On cuisine en quantité, tous les jours (« j’ai encore fait un gâteau au chocolat cet après-midi… j’ai une commande de cookies également en cours… » ; « moyennement 1 gâteau/jour »).

La cuisine confirme son rôle de lieu de vie central (« Je sens que je vais passer mes journées dans ma cuisine »). C’est par ailleurs la pièce de la maison qu’on brique, qu’on bichonne prioritairement en cette première semaine de confinement («faire du rangement. Ma cuisine est propre, rangée et fonctionnelle» ; « J’ai tout nettoyé du sol, au dessus des meubles, le frigo, réaménagement des placards, tout y est passé »).

Ce qui inquiète, bien qu’abordé de manière humoristique (« A la fin ce confinement, on sortira obèse de chez nous. »), ce sont les conséquences en termes de prise de poids (« Sortez-moi de là avant que je prenne 15 kg à force de boulanger et faire des gâteaux pour les enfants »).

Du coup, il s’agit de faire attention à comment on cuisine, notamment la teneur en sucre (« Forcement il faut s’occuper et ce matin j’avais envie de pancakes mais sans trop de sucres pour éviter de relâcher les efforts »).

Aller faire ses courses, un nouveau défi !

Les internautes expriment leurs craintes de sortir faire les courses, c’est une source d’angoisse tout à fait nouvelle (« C’est bête peut être mais moi j’ai même le trac d’aller en course. » ; « J’ai peur que le virus soit dans mon frigo. Mais ce n’est pas tout. Le pire, c’est que sur le chemin du retour, j’avais peur des gens et peur de l’air. »).

Une seule personne est souvent désignée ou se désigne pour y aller comme si elle allait au front (« papa préfère qu’on reste à la maison et que c’est lui qui aille faire les courses » ; « j ai fait les courses pour d autres ;  comme ça je suis LA seule à sortir. Je dépose les courses devant leur porte »).

Faire ses courses n’est plus pareil qu’avant (« Les courses: ce moment où tout est très calme, il y a peu de gens, la plupart porte des gants et des masques. Une ambiance pesante… »). On choisit son magasin en privilégiant le moins fréquenté (« 3 magasins avant d’en trouver un dans lequel il n’y avait quasiment personne. Moins de choix certes et un petit peu plus cher mais au moins, on était pas collé les uns aux autres. »).  Il faut aussi accepter de faire la queue, de patienter (« Découvrir les queues aux supermarchés, à la caisse du supermarché, chez le boulanger… »).

Certaines familles font part de leur difficulté à s’approvisionner. La pénurie est une nouvelle variable avec laquelle il faut composer (« Qd même le pain devient une denrée précieuse cause fermeture et pénurie… » ; « Je ne sais pas pour vous mais pour moi impossible de trouver de la farine en magasin ! » ; « Demain je dois aller faire le reste des courses à l’épicerie de vrac et j’ai peur de ne plus y trouver grand chose… »).

Il faut même savoir profiter des dernières denrées que l’on a à disposition (« Ce sont mes derniers fruits dans cette salade bien colorée ! Je ne sais pas quand je vais avoir la possibilité de me procurer des fruits à cause du confinement »).

Faire appel au drive s’avère compliqué, onéreux, et nécessite d’accepter des délais de plusieurs joursJ’ai réussi à faire un drive pour mardi prochain mais ce n’était pas une partie de plaisir : les rayons peu fournis, les délais longs, le site qui rame et l’impression d’avoir payé bien plus cher que d’habitude »).

La consommation d’alcool : un risque pour la santé publique ?

Instagram regorge habituellement de nombreux posts sur les moments de convivialité que sont par exemple les apéritifs de fin de semaine ou en vacances. En cette période de confinement, cette convivialité est désormais incarnée par les apéros fenêtres, skype, what’sapp et fait l’objet là aussi d’un nombre important de posts.

Ce qu’il faut noter ici, c’est que certains internautes rendent compte de pratiques à risques pouvant être directement liées à l’impact du confinement. En effet, le fait d’être confiné n’est pas toujours facile à vivre. Certains projettent dans l’alcool une manière de résoudre les tensions (« Mes nerfs vont avoir besoin de remontants »).

Ces nouveaux modes de convivialité à distance comme les apéros Skype questionnent aussi la consommation d’alcool qui devient quasi-quotidienne, et non plus occasionnelle (« Quand tu essayes l’apéro virtuel avec les copines ! J’en ai programmé tous les jours »). Certains s’en inquiètent (« RASSUREZ MOI ! Je ne suis pas la seule à siroter un verre TOUS les soirs depuis le confinement ?? »).

Voilà que touche à sa fin notre premier article de « Vis ma vie en confinement ». Deux autres épisodes arriveront bientôt… et pour terminer sur une note plus joyeuse il faut se rappeler que « le confinement rien de contraignant lorsqu’on veut vivre sereinement ! »

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