Metavers, Top ou Flop ?

On entend parler du Metavers à tout va, sans se sentir concernés, sans savoir de quoi il s’agit réellement ou comment y mettre un pied. Mais alors qu’on nous expose constamment des théories euphoriques, qu’en est-il vraiment aujourd’hui ? Des internautes naviguent-ils dans le metavers ? Les marques y investissent-elles ? Faisons le point sur ces univers virtuels.

| Metavers en bref

Alors que personne ne s’accorde sur sa prononciation, prenons 2 minutes pour définir le Metavers (ou le Metaverse). Tel qu’on le connaît aujourd’hui, le metavers est un terme qui décrit un univers virtuel en ligne dans lequel les utilisateurs peuvent se connecter, interagir et créer des expériences en utilisant des outils de réalité virtuelle ou augmentée. Depuis quelques années, ce concept est devenu de plus en plus populaire et de nombreux acteurs du secteur technologique s’intéressent à son développement. Il existe plusieurs metavers tels que The Sandbox ou Horizon World. Ce n’est pas quelque chose de nouveau. Bien qu’encore assez utopique aujourd’hui, le metavers a nourrit plusieurs œuvres de fictions qui nous ont offert un avant-goût. Ces mondes en réalité virtuelle permettent à chaque “joueur” de créer un avatar en choisissant son apparence, ses vêtements et sa maison.

L’intérêt du metavers par rapport à un jeu de simulation classique comme les Sims ? Faire appel à sa créativité en nouant des liens avec d’autres joueurs en immersion. Qui dit vie virtuelle dit monnaie, commerce et donc marques.

| Ses nombreux avantages

Il y a de nombreux avantages à l’utilisation d’un metavers. Tout d’abord, il permet une expérience utilisateur immersive, où les utilisateurs peuvent se sentir comme s’ils étaient vraiment dans un autre monde. Cela peut être utilisé pour des applications telles que la formation, la simulation, l’éducation ou même pour des jeux vidéo. Cela peut également être utilisé pour des applications commerciales, telles que les expositions virtuelles, les démonstrations de produits ou les réunions virtuelles. En outre, le metavers permet également une collaboration accrue entre les utilisateurs, quel que soit leur emplacement physique. Les utilisateurs peuvent se rencontrer, discuter et travailler ensemble en temps réel, ce qui peut améliorer la productivité et la créativité.

En utilisant la blockchain, le metavers peut également offrir une certaine propriété et une certaine sécurité pour les objets virtuels et les transactions. Cela permet aux utilisateurs de posséder et d’échanger des objets virtuels de manière sécurisée, ce qui peut ouvrir la voie à de nouveaux marchés et à de nouveaux modèles économiques.

| Les marques dans le metavers

Ce concept est devenu de plus en plus populaire avec l’essor des technologies de réalité virtuelle et augmentée, ainsi qu’avec la blockchain. Ces mondes de vie virtuelle attirent déjà des marques qui y voient une opportunité. « Il y a des villes en 3D ? Faisons des magasins numériques ». « Les avatars sont personnalisables ? Vendons des vêtements dématérialisés ».

Certaines marques ont su voir au-delà de la commercialisation de produit pour proposer de nouvelles expériences à leurs clients :

– Nike s’est installé dans Roblox avec Nikeland, un parc d’activité qui associe sport et jeu ! De quoi permettre aux utilisateurs de redécouvrir la marque et de créer un lien plus profond avec ses valeurs.

– Gucci est également allé plus loin que la vente de produits avec une exposition de jardin virtuel à l’occasion de son 100ème anniversaire.

– Vans, l’une des marques très appréciées par les skateurs a développé son environnement interactif. De quoi essayer sa nouvelle paire de chaussures en direct sur une planche.

Ces exemples montrent la voie vers un nouveau mode de consommation. Les consommateurs ne sont plus attirés uniquement par un produit, mais par un environnement, une expérience, une histoire.

| Des objectifs concluants ?

Le but des nouveaux mondes virtuels est d’aller plus loin que les frontières du gaming et d’attirer des visiteurs en recherche d’expériences. Ils ne misent pas que sur une simulation sans limites, mais sur des concepts immersifs pour faciliter la découverte et les liens sociaux. Visites de musées ou concerts, plus possible d’avoir la flemme pour se rendre à un évènement inédit. Le défi est aujourd’hui d’attirer des utilisateurs, ce qui devrait être facile quand on propose une utopie en ligne. Ou pas ?

Meta, par exemple, a fait des investissements colossaux pour créer Horizon World. Cependant, alors qu’ils espéraient atteindre 500 000 usagers en 2022, on en compterait “seulement” 200 000 d’après une note interne qui a fuité et a été reprise par le Wall Street Journal. Il faut admettre que faire connaître le metavers n’est pas le seul frein à ce manque d’utilisateurs. L’acquisition d’un casque de réalité virtuelle et d’un ordinateur capable de supporter l’exécution des mondes en 3D n’est pas chose facile pour tous.


Il est encore trop tôt pour émettre un verdict sur le top ou le flop du Metavers. Au cours de cette année, nous n’avons pas pu remarquer d’avancée notable ou d’éléments qui pourraient faire changer d’avis les réticents. Une chose est sûre, trop de questions restent en suspens. Comment faire face aux fraudes ? Si l’on prône les interactions sociales, comment les encadrer ? Les femmes doivent-elles s’attendre à se faire siffler “dans la rue” ? Le metavers présente un potentiel énorme pour de nombreuses applications, mais il y a encore beaucoup de défis à relever pour le rendre réalité. Les avancées technologiques continuent à se développer, mais il est important de continuer à travailler sur les problèmes de scalabilité, de confidentialité et d’éthique pour garantir que le metavers devienne une réalité viable et bénéfique pour tous.

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